Dans les faits, la mauvaise haleine ne semble que très rarement liée à l’estomac. D’après certains chercheurs, seulement 1 % des cas d’halitose extra-orale sont d’origine digestive. Pourtant, cette assertion est régulièrement remise en cause par d’autres scientifiques. Une étude de 2010 avance par exemple que des pathologies gastro-intestinales seraient présentes dans la moitié des cas d’halitose. Voici quelques exemples de troubles susceptibles de générer des odeurs buccales désagréables.
Une digestion lourde :
Il nous arrive d’avoir les yeux plus gros que le ventre et de nous remplir l’estomac plus que de raison. Ce trop-plein peut engendrer des difficultés à digérer normalement et donc une stase des aliments. Bloqués trop longtemps au niveau de l’estomac, ils fermentent et dégagent des composés malodorants qui sont expirés par la bouche et le nez. Il arrive aussi que ces digestions difficiles soient d’ordre pathologique, par exemple en cas de dyspepsie chronique ou de gastroparésie.
Les reflux gastro-œsophagiens (RGO) :
Ce phénomène se produit lorsque le contenu de l’estomac remonte le long de l’œsophage. Ces acides gastriques génèrent souvent une sensation de brûlure sous le sternum et une mauvaise haleine. Lorsqu’ils parviennent jusque dans la bouche, on parle de « régurgitation ». Si vous êtes d'un naturel stressé, vous êtes davantage exposé(e) au risque de remontées acides et de brûlures d'estomac. Les reflux gastriques peuvent aussi être symptomatiques d’une hernie hiatale (anomalie anatomique).
Un déséquilibre de la flore gastrique :
Plusieurs études scientifiques ont établi un lien entre une infection à Helicobacter pylori dans l’estomac et la mauvaise haleine. Cette bactérie pathogène est l’une des rares à pouvoir coloniser durablement un milieu aussi acide que l’estomac. En cas de contamination, elle peut provoquer une gastrite, des reflux, des vomissements, mais également des ulcères gastroduodénaux. D’après la Haute Autorité de Santé, 15 à 30 % des Français pourraient être concernés.