Comme on ne comprend pas bien d’où il vient, il n’existe encore aucun traitement spécifique du SPM. Cependant, plusieurs approches peuvent être tentées pour apaiser les manifestations du SPM :
La tenue d’un journal
Il peut être utile de prendre en note les jours de votre cycle où vous êtes le plus symptomatique et aussi la période de la journée où ils apparaissent. De nombreuses femmes trouvent les fins d’après-midi difficiles. Ce pourrait être un moment où vous vous sentez fatiguée et où vous avez faim. Il peut être utile de prévoir des collations équilibrées avant que vous ne soyez symptomatique, de vous reposer, d’aller faire une marche ou encore d’effectuer d’autres activités réparatrices. Une bonne planification et une bonne compréhension de vos besoins personnels pourraient faire toute la différence.
Alimentation et complément alimentaire
Il est suggéré de réduire voire d’exclure la consommation de produits alimentaires contenant caféine, sucre et alcool. Ces substances stimulent l’organisme et semblent jouer un rôle dans la sévérité des manifestations de SPM. Il est également suggéré de limiter l’apport en sel (sodium) et de cesser (ou diminuer) le tabac.
A contrario, vous pouvez augmenter votre apport en fruits, légumes, grains entiers, fruits de mer, légumineuses et noix, et diminuer votre consommation de viandes rouges et de produits transformés, boissons sucrées et produits céréaliers raffinés (pain et riz blanc, biscuits, gâteaux, etc.). Bien des femmes ressentent des fringales sucrées dans la période prémenstruelle. Évitez les aliments sucrés et choisissez des aliments dont l’indice glycémique est faible.
Pour les personnes qui ressentent des douleurs au ventre lors du SPM (estomac sensible), il peut aussi être recommandé de manger plusieurs petits repas dans la journée afin d’éviter de surcharger le système digestif.
Certains compléments alimentaires peuvent être efficaces pour réduire les symptômes, comme l'extrait de Gattilier, la vitamine B6 (pas plus de 100 mg par jour), la vitamine E ou encore des compléments alimentaires riches en calcium ou magnésium.
Les hormones de la deuxième moitié du cycle menstruel peuvent causer de la constipation chez certaines femmes et de la diarrhée dans la période entourant les règles. Le fait d’avoir suffisamment de fibres et de liquides dans votre alimentation aidera à apaiser ces symptômes.
Activité physique
Faire régulièrement de l’exercice physique contribuerait à atténuer les malaises du SPM, tout en favorisant la détente et la réduction du stress.
Évidemment, il peut être difficile de bouger si on ne se sent pas bien… De simples activités telles que la marche, le yoga doux ou la natation suffisent, à condition que celles-ci vous plaisent et qu’elles vous permettent de vous détendre.
Gestion du stress et repos
On admet généralement que la diminution du stress est une bonne façon de maîtriser les manifestations du SPM. Le stress influence les concentrations hormonales du corps par le biais du cortisol, cette hormone du stress qui va augmenter quand il y a des événements stressants.
Or si cette hormone augmente dans l’organisme, cela va aussi augmenter le déséquilibre hormonal. Et c’est ce déséquilibre que l’on prend pour responsable du SPM.
Il est donc recommandé d’évaluer les sources potentielles de stress dans votre vie (travail, santé, couple, finances, enfants, horaires, temps, etc.) puis d’essayer de les réduire.
Toute activité qui permet de vous relaxer et de vous détendre, comme écouter de la musique, faire du yoga ou méditer, dormir, peut aider à atténuer le SPM. Les deux semaines qui précèdent les règles peuvent être plus empreintes de moments dont vous profiterez pour prendre soin de vous. La fatigue rend plus vulnérable au stress et à ses effets. Tentez de trouver des façons de vous reposer, ou d’identifier ce qui nuit à votre repos.
L’activité sexuelle
L’orgasme libère des hormones qui vont modifier la perception de la douleur : la dopamine et la sérotonine qui augmentent le plaisir, l’ocytocine qui fait diminuer le cortisol (hormone du stress), et les endorphines qui ont un effet euphorisant. Pendant l’orgasme, les muscles se contractent puis se détendent, ce qui apaise les contractions pelviennes *.
Enfin, la masturbation et l’orgasme, en activant la circulation sanguine réduisent localement le manque d’oxygène lié aux douleurs.