La vitamine C, ou acide ascorbique, est une molécule hydrosoluble naturellement présente dans la peau. Elle participe à plusieurs réactions biologiques, notamment en tant que cofacteur enzymatique, et intervient également dans les mécanismes de défense contre le stress oxydatif. Le stress oxydatif correspond à un déséquilibre entre la production de dérivés réactifs de l’oxygène et les systèmes de protection de l’organisme. En cosmétique, cet actif est décliné sous de nombreuses formes. Sérum vitamine C et crème vitamine C sont désormais proposés au sein d’une même gamme. Cependant, leur association permet-elle d’optimiser les effets attendus sur la peau ?
Les bienfaits de la vitamine C en cosmétique
Appliquée par voie cutanée, la vitamine C a fait l’objet de plusieurs travaux ayant évalué ses effets biologiques. Certaines études ont observé une augmentation de l’expression de gènes impliqués dans la synthèse du collagène, une protéine structurale du derme participant à la résistance et à la cohésion cutanée. D’autres données font état de modifications de paramètres liés à la pigmentation ou à la réponse cellulaire face aux agressions environnementales. Ces observations restent toutefois étroitement liées aux modalités d’utilisation : forme chimique employée, concentration, durée d’application et méthode de délivrance cutanée.
Une logique consommateur fréquente
Dans l’usage courant, le sérum est souvent perçu comme le produit « concentré », destiné à apporter l’actif principal. La crème, quant à elle, est associée à l’hydratation et au confort. Cette distinction favorise l’idée selon laquelle l’association d’un sérum à la vitamine C et d’une crème à la vitamine C permettrait de renforcer l’efficacité globale. L’élargissement des gammes cosmétiques, proposant plusieurs soins à base de vitamine C, alimente cette approche cumulative. Pourtant, cette logique repose davantage sur une intuition que sur des démonstrations scientifiques établies.



















