Si le froid est aujourd’hui autant plébiscité, c’est parce qu’il “entraîne” la peau à mieux se défendre, à se régénérer et à conserver son éclat naturel. Il crée en effet un léger stress bénéfique appelé hormèse, qui pousse la peau et l’organisme à produire davantage de défenses protectrices.
Deux phases successives bénéfiques pour la peau
Nous avons tous expérimenté le pouvoir du froid sur notre peau et ses effets rafraîchissants, énergisant, décongestionnant et dynamisant immédiats. Cela s’explique par le choc thermique qu’il procure (phase 1) les vaisseaux sanguins de surface se contractent immédiatement afin de préserver la chaleur interne, c’est ce que l’on appelle la vasoconstriction.
Ainsi, Les pores se resserrent et la peau paraît plus lisse et plus tonique.
Mais le froid n’agit pas seulement en surface : il stimule, rééquilibre et réactive plusieurs mécanismes cutanés et neurophysiologiques profonds. Car après quelques minutes, la peau réagit et les vaisseaux se dilatent à nouveau - c’est ce que l’on appelle la vasodilatation réflexe - pour rétablir la température (phase 2), entraînant un reflux sanguin post-vasoconstriction, un afflux d’oxygène et de nutriments dans les tissus.
Résultat ? Une meilleure oxygénation de la peau lui apportant de l’éclat et un drainage naturel des toxines entraînant une peau décongestionnée, une réduction des poches et des cernes.
La succession de ces 2 phases : vasoconstriction puis vasodilatation engendre une gymnastique bénéfique pour la peau qui devient ainsi plus tonique, oxygénée et réactive.
D’autres réactions s’en suivent, notamment :
La stimulation des fibroblastes générée par le stress thermique, qui entraîne une production de collagène et d’élastine
Un renforcement de la cohésion cellulaire pour une peau moins sensible et donc plus résistante ;
Un effet astringent permettant de diminuer la production de sébum pour rééquilibrer les peaux mixtes à grasses
Une activation du Nrf2 (Nuclear factor erythroid 2–related factor 2), une sorte “d'interrupteur” qui commande la production d’enzymes antioxydantes ;
Une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires pour une peau plus apaisée et moins de rougeurs.
Mécanismes d’action
Lors d’une exposition au froid, des hormones nommées catécholamines sont secrétées par les glandes surrénales : l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol. Cette libération est due à l’activation du système nerveux sympathique.
La libération d’adrénaline donne le signal aux cellules de libérer du glucose dans le sang, pouvant être utile aux muscles afin de combattre ou de fuir.
La noradrénaline qui est produite majoritairement lors d’une immersion au froid, active la graisse brune, afin d’augmenter à la fois le métabolisme et la chaleur interne.
L’exposition au froid permet également la libération :
D’endorphines qui entraînent une sensation de bien-être.
De dopamine qui nous procure un sentiment fort de contentement et de motivation.
De sérotonine qui est en lien avec le calme intérieur et la santé mentale.























