À quoi servent les muscles adducteurs ?

Une douleur à l'intérieur de la cuisse, une sensation de raideur qui s'installe. C'est un signe que les sportifs connaissent bien : ce sont les muscles adducteurs qui travaillent. On se rappelle son existence lorsque l'on ressent cette douleur musculaire caractéristique. Dans cet article, on vous explique à quoi ils servent et comment les préparer afin de mieux récupérer.

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Quels muscles composent le groupe des adducteurs ?

Les adducteurs forment un groupe de cinq muscles situés sur la face interne de la cuisse, entre le pubis et le fémur. Ils occupent ce que l'on appelle la « loge médiale » de la cuisse, à ne pas confondre avec les muscles antérieurs (quadriceps) ou postérieurs (ischio-jambiers).

Ce groupe de muscles comprend :

  • le pectiné, court et aplati, en position haute et superficielle ;

  • le court adducteur, situé juste en dessous ;

  • le long adducteur, le plus souvent en cause dans les douleurs de l'aine du sportif ;

  • le grand adducteur, le plus volumineux des cinq, composé de deux faisceaux ;

  • le gracile (ou droit interne), seul muscle du groupe à traverser les articulations de la hanche et du genou.

Tous partent du bassin, au niveau du pubis, pour venir s'insérer le long du fémur, à l'exception du gracile qui descend jusque sous le genou. Cette organisation explique pourquoi une douleur « aux adducteurs » peut en réalité irradier depuis l'aine jusqu'à l'intérieur du genou.

Cette région du corps est riche en vaisseaux sanguins et en nerfs, avec le passage de l'artère fémorale et du nerf obturateur.

À quoi servent-ils ?

On résume souvent leur rôle à un seul geste : ramener la jambe vers l'intérieur. C'est vrai, mais c'est simplifier à l'extrême les fonctions de ces muscles. Au quotidien ou lors d'un exercice sportif, ils remplissent trois missions :

Rapprocher la jambe

C'est leur fonction la plus évidente : l'adduction, c'est-à-dire le mouvement qui ramène la cuisse vers la ligne médiane du corps. C'est ce geste que vous exécutez en serrant un ballon entre vos genoux ou en croisant une jambe devant l'autre.

Stabiliser le bassin

Au-delà du simple mouvement, les adducteurs jouent un rôle de haubanage : ils participent activement au maintien du bassin lors de la marche, de la course ou de l'appui sur un pied (ce qui se produit à chaque pas). Un déficit de force dans ce groupe musculaire, notamment en comparaison des muscles abducteurs (qui écartent la jambe), est identifié comme un facteur de risque de blessure à l'aine.

Accompagner les changements d'appuis

Frappes de balle, changements de direction, pivots, sprints : les adducteurs sont fortement mis à contribution dans les sports qui demandent des appuis dynamiques et des accélérations latérales, comme le football, le rugby ou le hockey sur glace. Chez les joueurs de football professionnels, les blessures à l'aine comptent parmi les plus répandues.

Quelles sont les causes les plus fréquentes de douleur à l'adducteur ?

Une douleur sur la face interne de la cuisse n'a pas toujours la même origine. En repérer la cause, c'est comprendre une partie du problème et savoir quoi faire pour la prise en charge.

Les causes les plus fréquentes

Plusieurs éléments augmentent le risque de douleur ou de blessure au niveau des adducteurs :

  • Un échauffement insuffisant avant l'effort, cause la plus fréquente chez le sportif amateur

  • Un déséquilibre de force entre les muscles adducteurs et abducteurs

  • Des antécédents de blessure à l'aine, qui multiplient le risque de récidive

  • Une charge d'entraînement inadaptée, avec une augmentation trop rapide du volume ou de l'intensité

  • Un manque de mobilité de la hanche, qui contraint les adducteurs à compenser

  • Une contraction excentrique brutale, typiquement lors d'un changement de direction ou d'une frappe de balle qui fragilise alors les adducteurs.

La différence avec la pubalgie

Toutes les douleurs ressenties dans cette zone ne proviennent pas nécessairement des adducteurs eux-mêmes. Le terme générique de « pubalgie » regroupe en réalité plusieurs origines possibles.

  • La douleur liée aux adducteurs, la plus fréquente

  • La douleur liée à l'iliopsoas

  • La douleur liée au pubis

  • La douleur liée à la région inguinale

  • La douleur liée à la hanche.

Ces différentes formes peuvent coexister chez un même sportif, ce qui complique l'identification de la cause sans examen clinique. La douleur des adducteurs est généralement localisée à la face interne de la cuisse et/ou au pubis, exacerbée par la palpation, l'étirement ou la contraction contre résistance.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Certains signaux doivent vous inciter à consulter sans attendre :

  • une douleur vive, apparue brutalement lors d'un geste précis ;

  • une boiterie ou une impossibilité de prendre appui normalement ;

  • un gonflement important ou un hématome étendu ;

  • de la fièvre associée à la douleur ;

  • une douleur apparue progressivement, sans geste précis identifiable, qui peut évoquer une autre origine (tendinopathie, atteinte de la hanche, hernie) ;

  • une douleur qui persiste au-delà de quelques jours malgré le repos relatif.

Un diagnostic clinique précis, éventuellement complété par une imagerie (échographie, IRM), permet d'orienter la prise en charge la plus adaptée à votre situation. Il faut donc consulter votre médecin en cas de présence de l'un de ces symptômes.

Quel exercice faire quand on a mal à ces muscles ?

Voici quelques exercices de musculations que vous pouvez faire en accord avec votre médecin. Les exercices sont à adapter en fonction de la phase de guérison et de vos sensations.

  • Squat sumo : si vous connaissez les squats, vous allez apprécier cette variante. La position des jambes est plus large que le bassin, avec les pieds pointés vers l'extérieur. Cela permet de solliciter davantage les muscles situés à l'intérieur de la cuisse.

  • Fentes latérales : un exercice idéal pour travailler l'adduction, ces fentes mobilisent un mouvement latéral qui engage les adducteurs et sollicite les quadriceps et les fessiers de la même manière que les hip thrust.

  • Levées de jambe en position couchée : allongé sur le côté, soulevez lentement la jambe supérieure tout en la maintenant droite. Cet exercice fait travailler les abducteurs et adducteurs et aide à renforcer leur capacité à mobiliser la jambe uniquement

  • Balancements de jambes : debout, balancez une jambe d'avant en arrière puis latéralement. Cela aide à renforcer les adducteurs, mais améliore également la souplesse de la hanche.

Comment soulager une douleur aux adducteurs ?

Face à une douleur qui apparaît pendant ou après l'effort, voici la marche à suivre :

  1. Arrêtez l'activité dès les premiers signes. Continuer à forcer sur une douleur vive augmente le risque d'aggraver la lésion.

  2. Appliquez du froid sur la zone durant les 48 premières heures en cas de douleur aiguë, par séances de 15 à 20 minutes.

  3. Évitez l'immobilisation complète. Un repos relatif, avec une mise en charge adaptée et sans douleur, est aujourd'hui préféré à l'arrêt total : un entraînement physique actif s'est révélé plus efficace qu'une prise en charge passive pour les douleurs persistantes liées aux adducteurs.

  4. Reprenez progressivement, en réintroduisant les mouvements du quotidien avant les mouvements sportifs, à un niveau d'inconfort tolérable.

  5. Massez délicatement la zone, une fois la phase aiguë passée, pour favoriser la détente musculaire et le confort local.

  6. Réintroduisez le renforcement ciblé (voir exercices ci-dessus) dès que la douleur au repos a disparu, en restant sous le seuil de douleur tolérable.

Si la douleur persiste ou augmente, nous vous conseillons de prendre contact rapidement avec votre médecin.

Quelles solutions naturelles pour récupérer après l'effort ?

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Précaution : utilisable à partir de 6 ans. Ne pas utiliser chez les femmes enceintes ou les personnes ayant des antécédents d'épilepsie, d'allergie, d’asthme ou de convulsion. Ne pas appliquer sur les muqueuses ou le contour de l'œil. Contient du camphre, du menthol et de l'eucalyptol. N'exposez pas la zone traitée au soleil et lavez-vous les mains après application.

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Précaution : Ne pas utiliser sur les enfants, femmes enceintes et allaitantes. Ne pas utiliser sur peau irritée ou lésée, ni sur les muqueuses. Éviter tout contact avec les yeux. En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau claire.

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Précaution : se référer aux conditions d'utilisation de chaque huile essentielle. Ne pas utiliser chez l'enfant, la femme enceinte ou allaitante.

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Quel est le temps de récupération en cas de lésion ?

Il n'existe pas de règle universelle, cela va dépendre de la gravité de la blessure et du suivi des recommandations émises par votre médecin. Les lésions musculaires sont classées en 3 grades, du plus léger au plus sévère.

  1. Correspond à une atteinte de quelques fibres sans déchirures structurelles.

  2. Une déchirure partielle avec une perte de force du muscle concerné.

  3. Une déchirure complète du muscle ou tendon.

Les délais présentés dans le tableau ci-dessous sont donnés à titre indicatif.

Grade de la blessure

Délai de récupération

Stade 1

Une à trois semaines

Stade 2

Quatre à huit semaines

Stade 3

Plusieurs mois de prise en charge


Précautions d'emploi

Les huiles essentielles sont des concentrés naturels puissants. Bien se référer aux utilisations prévues et précautions d’emploi, sur chacune des fiches techniques. Conservez-les dans un flacon adapté, en verre, et à l’abri de la lumière et de l’air. Tenir hors de portée des enfants. Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante, ni chez les enfants de moins de 6 ans. Éviter le contact avec les yeux et les muqueuses. Consultez la fiche générale des précautions relatives aux huiles essentielles ainsi que la fiche spécifique à chaque huile essentielle.

Ces conseils ne se substituent pas à un avis médical. N'hésitez pas à consulter votre médecin en cas de douleur intense, persistante ou en cas de doute avec l'utilisation d'une solution naturelle.

Conseil de l'expert

Il est important d'attendre que la blessure soit totalement guérie avant de reprendre une activité sportive. La reprise d'une activité prématurée est l'un des facteurs principaux de récidives.

Un repère utile pour vous en plus de l'avis de votre médecin : la zone ne doit plus être douloureuse à la palpation. C'est cette dernière douleur qui doit complètement disparaitre. Cela arrive parfois plusieurs jours après la disparition des douleurs de contraction.

En savoir plus

Comment soulager une douleur à l'adducteur ?

Arrêtez l'effort, appliquez du froid les premières 48 heures, privilégiez une mise en charge progressive plutôt qu'un repos strict, vous pouvez réintroduire le renforcement ciblé dès que la douleur au repos a disparu.

Où se situent les adducteurs et à quoi servent-ils ?

Ils se situent sur la face interne de la cuisse, entre le pubis et le fémur, et permettent de rapprocher la jambe de l'axe du corps tout en stabilisant le bassin.

Zoom sur notre rédacteur spécialisé, Guillaume RENAUD

Guillaume est préparateur en pharmacie et spécialisé en dermocosmétique. Fort de plus de dix ans d'expérience en pharmacie, il accompagne aujourd'hui les marques de santé et cosmétiques dans la rédaction d'articles de blog. Après des études dans le domaine de la naturopathie, il intervient dans des podcasts pour vulgariser la santé et les cosmétiques.

Bibliographie

1

Franck H NETTER (2023) Atlas d'anatomie humaine

(édition Elsevier Masson)

2

Collège nationale de pharmacologie médicale (2020)

Pharmacologie des médicaments de la douleur, des pathologies inflammatoires, immunitaires et rhumatismales et de l'anesthésie (édition Elsevier Masson)

3

Peggy André (2024) Sport, santé et bien-être

(édition 1Healthmedia)

4

Le manuel Porphyre préparateur en pharmacie (2015)

(édition Le moniteur des pharmacies)