Les antioxydants sont caractérisés par HALLIWELL (1999) comme étant "toute substance qui, à une concentration faible par rapport au substrat susceptible d'être oxydé, prévient ou retarde l'oxydation de ce substrat". Leur classification peut se faire en fonction de leur mode d'action, de leur localisation cellulaire et de leur origine. Dès le début du XXe siècle, l'industrie a manifesté un vif intérêt pour les antioxydants, également appelés "antioxygènes", des molécules capables, par exemple, de réduire les effets de l'oxygène sur la corrosion des métaux. En biologie, les premières études sur les antioxydants ont révélé leur capacité à minimiser l'oxydation des acides gras insaturés, prévenant ainsi leur rancissement. Cependant, c'est ultérieurement, pendant l'entre-deux-guerres, que l'importance des antioxydants en biochimie a été mise en évidence avec l'identification des vitamines C (Szent-Gyorgyi, 1928) et E (Evans et Bishop, 1922).
L’organisme dispose d'un vaste réseau d'antioxydants ou de mécanismes de défense qui ne se limite pas aux seules vitamines C et E. D'une part, de nombreux antioxydants sont synthétisés par l'organisme ou apportés par l'alimentation. D'autre part, des systèmes enzymatiques complexes assurent la réparation des éventuels dommages oxydatifs au niveau des protéines ou de l'ADN. Des oligoéléments tels que le sélénium, le cuivre et le zinc agissent comme cofacteurs pour diverses enzymes à activité antioxydante.







