Cet arbrisseau aromatique de 3 m de haut environ, à la croissance lente, vivace, toujours vert, se rencontre à l'état naturel dans les garrigues et maquis rocailleux du pourtour méditerranéen. Ses branches sont minces, à l'écorce rouge; il a un port buissonnant, étalé et peut atteindre l'âge de 300 ans. Son feuillage est coriace et aromatique, vert clair à vert sombre avec des feuilles opposées et ovales de 1 cm avec une pointe effilée. Elles ont une nervure centrale très marquée. Sa floraison a lieu au plus fort de l'été, en juillet-août. Ses fleurs apparaissent à l'aisselle des feuilles, sur les pousses de l'année. Elles sont parfumées, mellifères, solitaires, étoilées avec une corolle formée de 5 pétales blancs avec de très nombreuses étamines jaunes entourant un style. Son fruit est une petite baie comestible ovoïde, d'un noir bleuté lorsqu'elle est à maturité. Le Myrte aime les sols plutôt secs, bien drainés, même calcaires. Il tolère la sécheresse et les embruns. Il peut supporter des températures négatives mais tolère mal l'excès d'eau.
Dédié dans l'Antiquité à Aphrodite, le Myrte sert aujourd'hui principalement d'arbuste d'ornement; il est toujours utilisé cependant pour ses baies et ses feuilles. On tire de ses rameaux et baies une huile essentielle. Sa feuille est par ailleurs inscrite sur la liste A de la Pharmacopée française. Elles sont récoltées vers la fin du printemps, alors que ses baies le sont à l'automne.














