Le développement du diabète de grossesse peut être favorisé par certains facteurs de risque. Voici les causes les plus courantes de diabète gestationnel:
L'hygiène de vie : Le surpoids, la sédentarité et les mauvaises habitudes alimentaires sont des facteurs de risque pour le diabète gestationnel. Les futures mamans présentant un surpoids, soit un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 25 kg/m2 sont plus enclines à développer du diabète de grossesse. Bien souvent, le surpoids s'accompagne d'un manque d'activité physique et de mauvaises habitudes alimentaires.
L'hérédité : Une femme enceinte présente davantage de risques de présenter du diabète gestationnel si l'un de ses parents a un diabète de type 2 ou si elle-même a déjà rencontré du diabète gestationnel durant une grossesse précédente.
L'équilibre hormonal : Les risques de diabète gestationnel sont accrus chez les femmes enceintes présentant un SOPK (Syndrome des Ovaires PolyKystiques). Le SOPK est un déséquilibre hormonal qui touche environs 5% des femmes. Il se caractérise par l'apparition de kystes ovariens et peut entraîner divers symptômes tels que des cycles menstruels irréguliers.
Les accouchement précédents : Le poids du bébé lors d'accouchements passés peut influencer la propension de la femme enceinte à développer un diabète gestationnel. Les femmes ayant accouché d'un "gros" bébé (poids du bébé supérieur à 4 kg à terme) par le passé sont plus à même de présenter un diabète pendant leur grossesses futures.
Les facteurs environnementaux : Certains facteurs tels que la pollution atmosphérique et l'exposition aux perturbateurs endocriniens peuvent augmenter les chances d'une femme enceinte de développer un diabète gestationnel. Les polluants entraînant une inflammation systématique du corps et altèrent la fonction mitochondriale, impactant directement la capacité de l'organisme à métaboliser le sucre. Quant aux perturbateurs endocriniens tels que les phtalates ou encore les bisphénols, leur action peut interférer avec l'équilibre hormonal et favoriser la résistance à l'insuline chez la future maman.
Le stress : Le stress chronique est associé à des perturbations du métabolisme du glucose chez la femme enceinte. Des études menées sur des femmes enceintes aux niveaux de stress variés ont montré un lien direct dans le développement de diabète gestationnel.
Les grossesses tardives : Les grossesses tardives (femmes âgées de plus de 35 ans) sont plus à risque de présenter un diabète gestationnel. Avec l'âge, le corps devient progressivement moins sensible à l'insuline. Lorsque cette résistance physiologique à l'insuline s'additionne à l'effet des hormones placentaires, les risques de diabète de grossesse sont augmentés. Selon les recommandations du collège national des gynécologues, le dépistage du diabète gestationnel est nécessaire si la femme enceinte présente un ou plusieurs de ces facteurs de risques ou en présence d’hydramnios (volume trop important de liquide amniotique) ou de biométries foetales anormales.