La rage est une zoonose, c'est-à-dire une maladie dont le virus peut se transmettre de l'animal à l'Homme et vice-versa. Les scientifiques ont identifié les chauves-souris comme l'un des principales sources de cette pathologie. Certaines peuvent être porteuses saines (c'est-à-dire vivant avec le virus, mais sans en être contaminée) tandis que d'autres peuvent être malades, selon leurs espèces.
Le virus rabique a ensuite muté et a été transmis des chauves-souris aux carnivores. C'est une maladie millénaire, dont les premières traces écrites remontent à 2000 avant J-C en Mésopotamie. Mais c'est Louis Pasteur qui a marqué un tournant majeur dans notre compréhension de cette maladie virale.
Dès 1880, il établit que la rage est une maladie virale infectieuse qui attaque notre système nerveux. C'est là que se loge le virus après sa période d'incubation. C'est une pathologie foudroyante, car une fois les symptômes déclarés, le patient ne survit pas, et aucun traitement n'existe à ce jour. Le lyssavirus, le virus de la rage, est présent dans plus de 150 pays et est responsable de plus de 59 000 décès par an.
Heureusement, grâce aux travaux de Louis Pasteur, il est possible d'atténuer la virulence de la rage par une forme modifiée du virus. Cette forme de rage est ensuite administrée en intraveineuse chez le patient contaminé. Ce fut le cas en 1880 lorsque Louis Pasteur réalise la première vaccination sur un jeune alsacien de 9 ans mordu par un chien enragé qui survit et ne développe pas la maladie.



