Le Kaki est le fruit du plaqueminier, un arbre appartenant à la famille des Ébénacées. L’espèce la plus cultivée et consommée est Diospyros Kaki. Elle est originaire d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et de Corée, où le fruit est cultivé depuis plusieurs siècles.
La culture du Kaki s’est ensuite développée dans d’autres régions au climat tempéré, notamment autour du bassin méditerranéen. En France, il est surtout consommé pendant les mois d’automne et d’hiver.
Le fruit prend une forme ronde, légèrement aplatie ou allongée selon la variété. Sa peau fine varie du jaune orangé à l’orange soutenu. Sa chair peut être ferme et croquante, ou devenir très tendre et presque gélifiée à maturité avancée.
Le Kaki possède quatre sépales verts ou bruns qui restent attachés à la partie supérieure du fruit. Sa saveur douce peut évoquer l’abricot, la mangue, la pêche ou la vanille, avec une intensité variable selon la variété et le degré de maturité.
Pourquoi le Kaki est-il parfois râpeux en bouche ?
Cette sensation est appelée astringence. Elle donne l’impression que la bouche se resserre ou s’assèche après avoir consommé le fruit. Elle est principalement liée à la présence de tanins solubles, particulièrement perceptibles lorsque certains Kakis ne sont pas encore suffisamment mûrs.
Au cours de la maturation, la texture du fruit évolue et l’astringence diminue généralement. C’est pourquoi les variétés astringentes sont souvent consommées lorsqu’elles sont très souples, avec une chair presque fondante.
Des procédés de désastringence peuvent également être utilisés avant la commercialisation de certains fruits. Ils permettent d’obtenir une texture plus ferme tout en diminuant la sensation râpeuse en bouche.
Un Kaki astringent n’est donc pas nécessairement impropre à la consommation : il peut simplement avoir besoin de poursuivre sa maturation. La variété, le degré de maturité et les conditions de conservation influencent fortement la sensation en bouche [1, 2].















