La colique néphrétique est une douleur aiguë qui naît dans la région lombaire et irradie vers l’abdomen. Elle est le plus souvent unilatérale, touchant un seul côté du corps (contrairement aux infections urinaires). À l’origine, on retrouve la présence d’un calcul rénal bloqué dans l’un des uretères. Avant d’aller plus loin, faisons un point rapide sur le fonctionnement de l’appareil urinaire.
Les reins, ces organes en forme de haricot, filtrent l’eau, les impuretés et les déchets présents dans le sang. Dans chaque rein, le liquide chargé de déchets passe par les néphrons, véritables unités de tri. Le sang purifié repart ensuite vers le cœur et les poumons pour poursuivre sa circulation.
Les déchets, eux, sont concentrés pour former l’urine. Celle-ci descend vers la vessie par un canal appelé uretère, avant d’être évacuée par l’urètre lors de la miction. Chaque rein possède son propre uretère : un à gauche, un à droite.
Lors d’une colique néphrétique, c’est précisément ce canal (l’uretère) qui se retrouve temporairement obstrué. L’urine s’accumule, la pression augmente dans les voies urinaires et la douleur caractéristique apparaît, brutale et intense.
Le plus souvent, c’est un calcul rénal (ou lithiase rénale) qui bloque le passage. Ce petit « caillou » s’est formé à partir de sels minéraux cristallisés dans le rein. En principe, il descend ensuite vers la vessie via l’uretère pour être éliminé au moment de la miction. Quand il est petit, il peut s’évacuer naturellement. Mais si sa taille est trop importante, un traitement médical devient nécessaire.
On distingue plusieurs types de calculs :
Les calculs calciques : les plus fréquents (environ 80 % des cas), souvent liés à une alimentation riche en oxalates ou à un excès de vitamine D.
Les calculs d’acide urique : 10 à 15 % des cas. Ils apparaissent plus souvent chez des personnes ayant une alimentation riche en purines (viandes, abats) et peuvent être associés à des maladies comme la goutte.
Les calculs de struvite et de cystine : plus rares. Les premiers surviennent dans le cadre d’infections urinaires chroniques, les seconds concernent des personnes atteintes d’une maladie génétique.
Identifier la nature du calcul est essentiel pour adapter la prise en charge et mettre en place des mesures de prévention efficaces.















