L'occlusion dentaire est un terme médical utilisé pour décrire la manière dont les dents s’organisent entre elles et la façon dont les mâchoires s'emboîtent lorsque la bouche est fermée. Une bonne occlusion protège les dents d’une usure prématurée, permet une mastication efficace et contribue à l’équilibre du visage. Lorsqu’elle est anormale, elle peut entraîner des complexes et, dans certains cas, des problèmes de santé.
L'occlusion normale
Dans une occlusion dentaire normale, il existe un léger décalage entre les arcades dentaires supérieure et inférieure. Les dents du haut se placent légèrement en dehors de celles du bas. Cette disposition permet de protéger les cuspides (les parties les plus saillantes des dents) en évitant qu’elles s’entrechoquent. Chaque dent est ainsi ajustée à sa dent opposée, ce qui permet également une répartition égale des forces lors de la mastication. Cette organisation est essentielle, car la force de mastication exercée sur les dents est considérable : elle est de 70 kg en moyenne lorsqu’on mange et peut monter jusqu’à 115 kg en cas de bruxisme nocturne. Une bonne occlusion assure ainsi une fonction masticatoire efficace et réduit le risque d’usure ou de fissure dentaire.
L'occlusion anormale
Lorsque l’alignement des dents ou l’articulation entre les mâchoires est perturbé, on parle de malocclusion dentaire. Elle peut se manifester sous plusieurs formes :
Chevauchement ou espacement excessif des dents
Mauvais positionnement des dents (rotation, inclinaison)
Déséquilibre entre les mâchoires supérieures et inférieures.
Dans ce dernier cas, la malocclusion est d’origine squelettique, c’est-à-dire qu’elle résulte d’un décalage structurel entre les mâchoires : l’une peut être trop avancée, trop reculée ou trop large. Une mauvaise occlusion peut entraîner une répartition inégale des forces masticatoires, et augmente ainsi le risque d'usure précoce des dents et de douleurs articulaires.
















