Les éléments ont une importance majeure dans l’ayurveda. Appelés les mahabhutas, les cinq grands éléments constituent tout corps physique, que l’on nomme aussi le corps grossier, par opposition au corps subtil ou énergétique.
Le premier des 5 éléments est l’ÉTHER, le moins concret mais le plus répandu. Puis viennent l’AIR, le FEU, l’EAU et la TERRE, le seul élément « formé ». Chaque élément, présent en tout corps vivant, dans la Nature comme en nous, est relié à nos sens et leur permet de développer des facultés propres. Tout dans la vie est composé des pancha mahabhutas et pour intégrer les principes de prévention de cette science de la vie, il faut comprendre comment faire vivre et grandir ses éléments en nous, comment nous relier à eux pour en stimuler les qualités intrinsèques dans nos vies quotidiennes.
On dit ainsi que vent et air déterminent la nature d’un être et sa prédisposition à telle ou telle maladie, que le feu transforme la nourriture en énergie et crée les impulsions, que l’eau est un élément vital qui caractérise le changement…
Selon l’Ayurveda, chaque être humain est un cosmos en miniature constitué des éléments de la nature. Ainsi, parce que chaque saison porte une énergie différente reliée à un élément, chaque passage vers une nouvelle saison mérite d’être attentif à son corps qui vit lui aussi une transition et un basculement d’un élément dominant à un autre, celui-ci agissant différemment sur le système organique. Attention et vigilance sont indispensables pour en observer les effets sur le corps et prévenir les effets indésirables.
En début d’année, le froid crée un effet de ralentissement de l’organisme, de rigidité du corps qui s’ankylose facilement. L’esprit est engourdi et peut être confus.
Au printemps le corps s’anime, sort de sa coquille, se ragaillardit. L’esprit s’éveille, s’éclaire, les yeux sont plus tendres dans tout ce qu’ils regardent.
A l’arrivée des premières chaleurs estivales le corps devient ardent, l’organisme boue, et la peau peut s’assécher.
L’esprit irrité et impatient peut s’emporter facilement.
A la saison des pluies le corps se rafraîchit et l’organisme est souvent perturbé, la peau et les humeurs sont instables. Des sentiments de dépit, de peur, de mélancolie ou de jalousie peuvent se manifester.
A l’automne le corps se raidit, se « métallise », se vide de son énergie, créant des sensations de désarroi, d’anxiété ou d’appréhension incontrôlés.
Au début de l’hiver, l’organisme se refroidit et souffre de l’humidité. L’esprit devient plus austère et cherche du réconfort, de l’attachement…
Ainsi, si l’Ayurveda découpe l’année calendaire en six saisons et inter-saisons, deux saisons de « transition » sont particulièrement importantes et nécessitent une précaution accrue à son hygiène de vie et son alimentation : le printemps et l’automne.
C’est l’heure des nettoyages, intérieurs et extérieurs, l’ heure des bilans, des réinitialisations, l’heure des réveils ou des mises au ralenti, l’heure d’éclore ou au contraire de se poser et se réinstaller en soi…





























