Le 19 novembre 1967, le député Lucien Neuwirth faisait adopter une loi autorisant la vente et l'usage des méthodes de contraception en France. Cette loi a permis la diffusion de l'utilisation de la pilule, mais aussi du Dispositif Intra-Uterin (DIU ou stérilet) au sein de la population française. Cette contraception plus "médicalisée" a remplacé la contraception "traditionnelle" des couples (notamment le "retrait"). Dans les années 60, le préservatif lubrifié fait son apparition en France et complète l'offre de contraception proposée aux couples. Au fil des années, d'autres méthodes se sont ajoutées comme les implants, les patchs, les anneaux vaginaux. Même si la pilule reste la méthode privilégiée par une majorité de femmes, elle a vu sa popularité régulièrement diminuer depuis les années 2010. À date, la contraception reste une affaire de femmes, la contraception masculine étant très limitée.
Pilule et acné, quel lien ?
Boutons persistants, imperfections qui s’installent… l’acné ne s’arrête pas toujours à l’adolescence. Chez de nombreuses femmes, elle peut être influencée par la contraception hormonale, notamment la pilule.
Alors, quel est réellement le lien entre pilule et acné ? Et comment accompagner sa peau de façon naturelle ? Dans cet article, nous faisons le point pour vous aider à y voir plus clair et adopter les bons réflexes au quotidien.

En bref
La prise de pilule influence l’acné de façon variable selon le type d’hormones qu’elle contient : certaines pilules combinées peuvent améliorer l’acné, tandis que l’arrêt ou le changement de pilule peut provoquer une poussée temporaire de boutons.
L’effet sur la peau dépend du profil hormonal individuel, du type de pilule choisi et de la sensibilité personnelle aux fluctuations hormonales ; il est conseillé de consulter un professionnel de santé pour adapter la contraception en cas d’acné persistante.
Des précisions sont apportées dans l’article sur les réactions possibles à l’arrêt de la pilule et sur les solutions naturelles pour accompagner la peau durant cette période de transition.
Qu'est-ce que la pilule ?
La première pilule contraceptive, l’Enovid, a vu le jour aux Etats-Unis en 1951. Depuis, de nombreux pays ont adopté ce mode de contraception qui est actuellement remis en question par beaucoup de ses utilisatrices.
La pilule peut-être soit « combinée » lorsqu’elle associe de l’éthinylestradiol (œstrogène de synthèse) à un progestatif, ou soit « macroprogestative » ou « microprogestative » lorsqu’une seule molécule, un progestatif, est présent. La pilule combinée reste plus largement prescrite selon l’ONU, puisqu’en 2018, sur 150 millions de femmes sous contraception hormonale, 104 millions étaient sous pilule oestroprogestative.
Comment fonctionne la pilule ?
La pilule combinée œstroprogestative agit à plusieurs niveaux dans l’organisme pour empêcher une grossesse :
Elle bloque l’ovulation : les hormones de synthèse présentes dans la pilule inhibent la commande hormonale du cerveau (GnRH, FSH, LH), ce qui empêche les ovaires de libérer un ovule
Elle modifie la glaire cervicale : la pilule épaissit la glaire cervicale, rendant plus difficile le passage des spermatozoïdes jusqu’à l’utérus
Elle modifie l’endomètre : elle entraîne un amincissement de la muqueuse utérine, rendant l’implantation d’un éventuel embryon moins favorable
Elle agit sur la mobilité des trompes : la pilule peut modifier la mobilité des trompes de Fallope, limitant ainsi la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes
Elle apporte des hormones de synthèse : les doses d’hormones contenues dans la pilule sont supérieures à celles produites naturellement par l’organisme, ce qui permet de maintenir un environnement hormonal stable
Elle provoque des règles “artificielles” : la plupart des pilules se prennent pendant 21 jours, suivis de 7 jours d’arrêt ou de comprimés sans hormones. La chute hormonale entraîne alors une hémorragie de privation, correspondant à des règles généralement moins abondantes que les règles naturelles.
Quels sont les différents dosages de pilules ?
Au sein des pilules combinées (œstroprogestative), il existe différents dosages hormonaux au cours du cycle (mono, bi, tri ou quadriphasique), ce qui peut influencer leur tolérance et leurs effets sur la peau.
Pour les pilules dites « monophasiques », le dosage des hormones synthétiques est le même chaque jour et ne varie jamais. En revanche, ce dosage est variable pour les pilules « biphasiques » qui associent deux dosages différents, « triphasiques », qui associent trois dosages différents, et « quadriphasiques », qui associent quatre dosages différents. Dans ces cas-là, il est impératif de respecter l’ordre de prise des comprimés, indiqué sur les plaquettes.
Le développement des pilules triphasiques et quadriphasiques d'il y a plusieurs dizaines d’années visait à limiter les effets secondaires de la pilule en tentant de reproduire les variations hormonales d’un cycle naturel. Dans les faits, ce n’est pas toujours le cas malheureusement…
Quel est le lien entre pilule et acné ?
La pilule peut influencer l’acné, car elle agit directement sur l’équilibre hormonal. Or, la production de sébum, impliquée dans l’apparition des imperfections, est fortement dépendante des hormones, en particulier des androgènes.
Certaines pilules, notamment celles ayant un effet anti-androgénique, peuvent réduire la production de sébum et ainsi améliorer l’aspect de la peau lorsque l’acné est lié à un déséquilibre hormonal. C’est pourquoi elles sont parfois prescrites dans ce contexte.
Cependant, toutes les pilules n’ont pas le même impact. Certaines peuvent être neutres, tandis que d’autres peuvent au contraire favoriser l’apparition ou l’aggravation de l’acné, en fonction de leur composition hormonale.
Quel impact la pilule peut-elle avoir sur l’acné ?
La pilule agit directement sur l’équilibre hormonal, un élément clé dans le développement de l’acné. En modifiant la production et l’activité de certaines hormones, elle peut améliorer ou au contraire aggraver les imperfections selon les profils et les formulations.
Une action directe sur les hormones androgènes
L’acné est une pathologie impliquant notre système hormonal. puisque la production de sébum est hormonodépendante. L’acné dite « hormonale » se situe la plupart du temps dans le bas du visage le long des maxillaires, sur le menton, et dans le cou. Ce sont les zones qui contiennent le plus de cellules cibles sensibles aux androgènes.
La testostérone, hormone mâle présente chez les hommes comme chez les femmes, se métabolise en dihydrotestostérone via une enzyme, la 5 alpha-réductase, présente au niveau des cellules sébacées. Or, la dihydrotestostérone est une hormone très androgénique (bien plus que la testostérone), ayant pour effet d’augmenter la production de sébum. Certaines femmes remarquent très bien le changement de leur peau à certains moments du cycle où la testostérone est fabriquée en plus grande quantité (autour de l’ovulation notamment).
La testostérone peut aussi être transformée en œstrogènes, des hormones plutôt protectrices pour la peau, car elles limitent l’activité des glandes sébacées et donc la production de sébum.
Un équilibre hormonal artificiellement stabilisé
La pilule met au repos les ovaires, et diminue les taux d’œstrogènes, progestérone, et testostérone. Elle permet aussi de mettre en veille le cycle menstruel en supprimant l’ovulation. De ce fait, sous pilule, il n’y a plus de fluctuations hormonales, mais une production plutôt linéaire d’hormones.
La pilule peut donc temporairement limiter la production de sébum et soulager certaines formes d’acné, mais il existe tout de même des inconvénients.
Un effet variable selon le type de pilule
Toutes les pilules n’ont pas de propriétés bénéfiques en cas d’acné et certaines peuvent même l’accentuer. Certaines molécules auraient un effet aggravant sur l’acné : il s’agit de certains progestatifs de synthèse dont la structure moléculaire serait plus proche de la testostérone que de la progestérone.
On peut classifier les pilules ayant un index androgénique élevé, favorisant potentiellement l’acné, et celles qui ont un index androgénique bas, qui ne devraient pas favoriser l’acné.
Un effet rebond après l’arrêt
Outre les nombreux effets secondaires qu’elle provoque, la pilule ne « traite » pas l’acné, elle met simplement sur pause la production d’hormones sexuelles, ce qui peut soulager de manière temporaire la peau. L’acné peut toutefois revenir sitôt la pilule arrêtée, et parfois de manière plus forte.
Il est possible de souffrir d’un « effet rebond » entre 3 et 6 mois après l’arrêt de la pilule : lorsque les hormones synthétiques ne circulent plus dans l’organisme, les ovaires relancent la production d’hormones androgènes et la production de sébum s'accélère, ce qui peut engendrer une poussée d’acné temporaire.
Parfois, cet effet rebond se prolonge, car l’acné est le symptôme de plusieurs dysfonctionnements internes qui n’ont pas été résolus par la pilule (déséquilibre hormonal, inflammation chronique, carences en micronutriments, dysbiose intestinale…).
Des effets indésirables possibles
Outre les nombreux effets secondaires qu’elle peut provoquer, la pilule ne « traite » pas l’acné : elle agit principalement en mettant sur pause la production d’hormones sexuelles, ce qui peut améliorer temporairement l’état de la peau.
L’acné fait d’ailleurs partie des effets indésirables rapportés pour certaines pilules selon le vidal (1), y compris celles ayant une indication dans l’acné. Selon le sondage réalisé par la journaliste Sabrina Debusquat sur 3616 femmes prenant la pilule, 21% d’entre elles ont reporté avoir de l’acné comme effet secondaire. Et 23,7% des femmes ont eu une acné (modérée) à l’arrêt de leur pilule (2).
Pourquoi l'acné persiste malgré la pilule ?
Une acné adulte persistante chez la femme doit faire pousser à rechercher d’autres signes d’hyperandrogénie puisqu’elle peut témoigner d’un déséquilibre hormonal (hirsutisme, alopécie, prise de poids, cycles irréguliers ou absents…). En effet, un déséquilibre entre les hormones mâles et les œstrogènes favorise largement l’acné chez la femme.
D’autres hormones sont également impliquées dans la physiopathologie de l’acné : l’hormone de croissance et le facteur de croissance IGF-1, l’insuline, mais aussi le cortisol, notre principale « hormone du stress ». Il est bien connu que le stress favorise et/ou aggrave l’acné : le cortisol modifie le système immunitaire de la peau et dégrade également le collagène. Travailler sur la gestion du stress doit faire partie des stratégies à mettre en place pour combattre efficacement l’acné.
Quelle routine naturelle pour retrouver une peau équilibrée ?
Pour soutenir la peau au quotidien face aux déséquilibres cutanés, il est essentiel d’adopter des gestes simples, réguliers et adaptés. Une routine naturelle, complète et bien construite peut aider à rééquilibrer la peau en douceur, tout en respectant ses besoins spécifiques, notamment lorsqu’elle est sujette aux imperfections.

1. Nettoyer en douceur : Commencez par nettoyer votre visage matin et soir avec notre Gel nettoyant doux Prébiotique, Zinc & Concombre, qui va vous aider à purifier la peau tout en respectant son équilibre naturel.

2. Cibler les déséquilibres : Appliquez ensuite quelques gouttes du Sérum concentré Niacinamide 10%, Cuivre & Zinc. Léger et facile à intégrer à votre routine, il contribue à unifier le teint et à améliorer l’aspect global de la peau.

3. Hydrater sans alourdir : Poursuivez avec la Crème fluide Zinc hyaluronate & Acide salicylique végétal, un soin à la texture fluide et non grasse qui hydrate tout en laissant une sensation de fraîcheur.

4. Agir de l’intérieur : Le Complément alimentaire Complexe Peau Nette associe des extraits de plantes, comme la Bardane, à des nutriments tels que le Zinc, pour accompagner la peau de l’intérieur. Une solution naturelle pour soutenir l’équilibre cutané au quotidien. Prendre 2 gélules par jour, à avaler avec un verre d'eau. Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Réservé à l'adulte. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et en cas d'insuffisance cardiaque ou rénale œdémateuses. Déconseillé en cas d’allergie aux dérivés salicylés et en cas d’allergie croisée connue, en particulier aux plantes de la famille des Asteraceae. Tenir hors de portée des enfants.
Pour en savoir plus, découvrez notre routine anti-imperfections.
Quels gestes adopter pour réduire les signes de l’acné ?
Limiter les produits ultra-transformés (fast-food, fritures, sodas…) : de nombreuses études scientifiques s’accordent à dire que l’alimentation joue un rôle prépondérant dans le développement de l’acné. (3) Nous recommandons vivement aux personnes souffrant d’acné de limiter ces produits, mais également le sucre et les graisses raffinés
Faire la part belle aux aliments riches en antioxydants : fruits et légumes de saison, thé vert, baies, épices… les antioxydants aident à lutter contre le stress oxydatif impliqué dans les déséquilibres cutanés. Une alimentation riche en végétaux contribue ainsi à soutenir l’équilibre de la peau et à améliorer son aspect
S’hydrater correctement (au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour) : une bonne hydratation participe au bon fonctionnement de l’organisme et à l’élimination des déchets. Elle contribue également à maintenir une peau plus souple et confortable
Favoriser un sommeil de qualité (7 à 9 heures de sommeil par nuit idéalement) : le sommeil joue un rôle clé dans les mécanismes de régénération de la peau. Un manque de sommeil peut accentuer l’inflammation et déséquilibrer certaines hormones impliquées dans l’acné
Conserver une activité physique régulière et modérée : l’activité physique participe à l’équilibre hormonal, à la gestion du stress et à la circulation sanguine, autant de facteurs pouvant influencer l’état de la peau
Adopter une routine skincare minimaliste et naturelle : privilégier des soins doux et non comédogènes permet de ne pas agresser la peau. Le double nettoyage avec des huiles végétales adaptées, l’utilisation d’eaux florales ou d’actifs naturels comme l’Aloe vera peuvent aider à maintenir une peau équilibrée
Privilégier le maquillage minéral non comédogène : ce type de maquillage limite l’obstruction des pores et réduit le risque d’apparition d’imperfections
Nettoyer régulièrement les pinceaux, éponges de maquillage et le linge de lit : ces éléments sont en contact direct avec la peau et peuvent accumuler des impuretés et des bactéries. Les nettoyer régulièrement permet de limiter les facteurs favorisant les imperfections
Penser aux masques : idéalement à l’argile ou au charbon végétal activé. Ces ingrédients sont utilisés pour purifier la peau et absorber l’excès de sébum, ce qui peut aider à améliorer l’aspect des imperfections.
Si vous souffrez d’un effet rebond de l’acné après l’arrêt de la pilule, certaines solutions naturelles peuvent aider à accompagner la peau et à limiter les imperfections :
Favoriser une alimentation anti-inflammatoire
Bien équilibrer sa glycémie et faire attention aux aliments à index glycémique élevé
Prendre un complément à base d'ingrédients contribuant au maintien d'une peau saine : Bisglycinate de Zinc, Bardane, Raisins...
Encourager l’élimination des toxines via le foie et les intestins
Travailler sur la gestion du stress chronique
Faire une cure de Probiotiques pour rééquilibrer la peau de l'intérieur.
Précautions d’usage de la pilule
La pilule oestroprogestative, qui est souvent prescrite pour l’acné, possède davantage de contre-indications que la pilule progestative. Les antécédents personnels et familiaux d’hypertension, artérielle, de diabète, d’hypercholestérolémie, de migraines, de phlébites et de problèmes vasculaires constituent une contre-indication à la pilule combinée. Le fait d’avoir plus de 35 ans et/ou d’être fumeuse constitue une contre-indication relative à la pilule combinée.
Demandez conseil à un professionnel de santé afin de savoir ce qui pourrait vous convenir (médecin généraliste, gynécologue, dermatologue ou encore sage-femme).
Le conseil de l’expert
Certaines plantes peuvent aider à soulager les signes de l'acné hormonale en inhibant la production de dihydrotestostérone et en diminuant le sébum. C’est le cas par exemple de la Bardane, de la Pensée ou de la racine d’Ortie. D'autres, comme le Saw Palmetto ou encore le Reishi, un champignon médicinal très populaire en Médecine Traditionnelle Chinoise, pourraient aussi avoir des effets similaires même s'il est encore nécessaire de confirmer scientifiquement les résultats d'usages traditionnels. Elles comportent toutefois des précautions d’emploi, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel formé à la phytothérapie !
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En cas d’acné hormonale persistante, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Un médecin généraliste, un dermatologue, un gynécologue ou un endocrinologue pourra évaluer la situation et proposer une prise en charge adaptée.

Le stérilet provoque-t-il de l'acné ?

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Il existe 2 types de stérilets aujourd'hui : les stérilets au cuivre et les stérilets hormonaux. Les stérilets hormonaux pourraient être plus susceptibles de déclencher des lésions de type acnéiforme, surtout chez les personnes déjà prédisposées puis le lévonorgestrel, l'hormone qu'ils diffusent, peut impacter la sécrétion hormonale. Les stérilets en cuivre respectent le cycle menstruel donc le lien avec une apparition d'acné est bien plus rare. Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre rubrique sur les stérilets en cuivre.
Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Marie JEANMOUGIN

Marie Jeanmougin est naturopathe et micro nutritionniste, spécialisée dans la santé hormonale des femmes. Convaincue que l'équilibre hormonal commence dans l'assiette, elle donne régulièrement des conseils de nutrithérapie.
Bibliographie
1
Recommandations acné - VIDAL. (n.d.). VIDAL.
https://www.vidal.fr/maladies/recommandations/acne-1504.html
2
Sondage : les femmes et la pilule | Résultats – J’arrête la pilule. (n.d.).
https://jarretelapilule.fr/les-faits/sondage-les-femmes-et-la-pilule-resultats/
3
Baldwin, H., & Tan, J. (2020). Effects of diet on acne and its response to treatment.
American Journal of Clinical Dermatology, 22(1), 55–65. https://doi.org/10.1007/s40257-020-00542-y
4
Melnik, B. (2012). Dietary intervention in acne. Dermato-Endocrinology, 4(1), 20–32.
https://doi.org/10.4161/derm.19828
5
LOI n° 67-1176 du 28 décembre 1967 relative à la régulation des naissances et abrogeant les articles L. 648 et L. 649 du code de la santé publique (1)
Légifrance. (n.d.). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000880754?












