En vérité, il existe plusieurs types de rides susceptibles de s’installer autour de nos lèvres. Elles n’ont pas la même origine, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas toujours creusées par la sollicitation des mêmes muscles. Toutes ces ridules autour de la bouche portent donc des noms bien distincts.
Les rides verticales au-dessus des lèvres
Il s’agit de la bien nommée « ride code-barres ». Elle est matérialisée par de nombreuses petites stries parallèles au-dessus de la lèvre supérieure. On les retrouve parfois sous la lèvre inférieure également, mais de façon moins marquée. Ces rides péribuccales proviennent des contractions du muscle orbiculaire de la bouche. Vous les rencontrerez parfois sous le nom de « plis du soleil ».
La ride du fumeur
C’est tout simplement l’autre nom de la ride code-barres. La seule différence est qu’elle a tendance à être beaucoup plus précoce et profonde chez les fumeurs. La raison ? « Tirer » sur la cigarette sollicite intensément l’orbiculaire. Le tabac est aussi un facteur aggravant du vieillissement cutané. Il favorise la prolifération de radicaux libres, à l’origine du stress oxydatif et du vieillissement prématuré.
La ride du sourire
Elle correspond aux sillons nasogéniens. Ce sont de longs plis qui descendent du bord du nez jusqu’aux coins de la bouche. On les surnomme « rides du sourire », car ils naissent principalement de la contraction répétée des muscles zygomatiques. Ce sont eux que vous mobilisez lorsque vous souriez ou que vous riez. La fonte de la graisse des pommettes liée au vieillissement les accentue.
La ride du menton
Ces rides autour de la bouche qui partent des commissures des lèvres et descendent jusqu’au menton s’appellent « plis d’amertume ». Comme leur nom l’indique, ils donnent un air triste au visage. Rien d’étonnant, puisqu’ils dessinent une sorte de sourire inversé ! Le principal responsable est le DAO, à savoir le muscle abaisseur de l’angle de la bouche (musculus depressor anguli oris).