Le millepertuis : apaisant mais dangereux au soleil
L’huile de millepertuis, obtenue par macération des sommités fleuries dans de l’huile végétale, est souvent utilisée pour soulager les coups de soleil… un paradoxe, puisqu’elle contient de l’hypericine, une substance hautement photosensibilisante. Son application avant une exposition peut provoquer des brûlures importantes, même à faible dose.
Le citron : pas si innocent sur la peau
Le citron est très utilisé en cosmétique naturelle pour ses propriétés purifiantes et éclaircissantes. Mais son zeste est particulièrement riche en furocoumarines. Même un simple jus de citron mal rincé sur les mains peut entraîner des taches pigmentaires après une balade au soleil. On évite donc les soins maison au citron pendant la journée.
Le figuier : attention au latex de la tige
Peu de gens le savent, mais la sève blanche qui s’écoule lorsqu’on casse une feuille ou une tige de figuier est très photosensibilisante. Elle peut provoquer des cloques et des brûlures sévères en cas d’exposition rapide au soleil. Même un contact involontaire pendant une cueillette peut suffire à créer une réaction.
Le céleri : un risque souvent sous-estimé
Le céleri, surtout lorsqu’il est manipulé cru, peut laisser sur la peau des substances photosensibilisantes. Ce phénomène est bien documenté chez les cuisiniers professionnels, qui développent parfois une “dermatite du céleri”. Si vous préparez un jus ou un masque contenant du céleri, rincez-vous bien les mains avant de sortir.
Le pamplemousse : un autre agrume à surveiller
Comme le citron, le pamplemousse contient des furocoumarines, en particulier dans son zeste. Son huile végétale ou son extrait, souvent utilisé pour éclaircir le teint ou lutter contre les imperfections, doit être réservé à un usage nocturne. En journée, il favorise les taches pigmentaires, surtout sur les zones exposées comme le visage ou les mains.
Le panais : une plante potagère, mais irritante
Moins connue, cette plante potagère est aussi riche en composés photosensibilisants. Son jus, comme celui du céleri, peut provoquer des brûlures si la peau est exposée peu après à la lumière naturelle. Le phénomène touche parfois les jardiniers en contact avec les feuilles fraîches du panais.